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Méthode pédagogique

Méthode pédagogique ANFI

 

Notre pédagogie est issue de 3 remarques.

1) On ne peut apprendre que 20 % de 80 % de ce que l’on connait déjà

  • 20 % à apprendre
  • 80% de ce que l’on connait, que l’on à côtoyé, rencontré échangé avec des collègues, touché, utilisé dans la vie domestique, ce qui est de l’inné etc.

2) Par ailleurs on retient 85 % de ce que l’on dit en faisant : c’est le niveau maitrise.

3) On ne peut pas laisser des stagiaires assis plus d’une heure sans activités pratiques

  

Développement

Le consultant fonctionne selon le schéma suivant :

Pour chaque thèmes, faire l’inventaire des connaissances et des savoirs faire des stagiaires, par des jeux de rôle, des méthodes interactives tableau /post it, des observations machines sur le terrain.

A partir de là, il peut doser et former les personnes en ayant au maximum 3 niveaux différents dans son groupe composé de 6 personnes selon le thème abordé.

L’animation se déroule en plusieurs temps :

D’abord faire l’inventaire des acquis.

Ensuite, aller sur l’équipement de production afin d’observer une partie précise de l’équipement, suivant le thème à aborder.

En salle, par période maximum de 1 heure faire des exposés théoriques pour donner de la connaissance, établir des liens de causes à effet,  donner un caractère scientifique au thème abordé.

De retour sur l’équipement, Identifier les interactions avec les autres éléments de la machine. Au besoin repérer, noter les réglages, schématiser, voire démonter les différents ensembles constitutifs de la partie concernée. Il ne s’agit donc pas ici d’une visite, mais de travaux dirigés. Puis après analyse, remontage de l’ensemble.

L’objectif est de retour dans la salle, d’envoyer au tableau un stagiaire pour jouer le rôle de rapporteur afin de mettre en mot ce qu’il a appris.

Le consultant est assez aguerri pour ne pas mettre les candidats en situation de stress.

Le stagiaire prend alors conscience de la difficulté d’expression, retient nécessairement car il est en situation de légère tension, et le formateur pendant ce temps analyse le niveau d’acquisition de chacun des candidats.

Ensuite, l’animateur demande aux stagiaires de reporter par écrit certains évènements pour les obliger à réaliser  des écrits et des comptes rendu avec lesquels cette population est souvent éloignée.

 

Les formations induites

Depuis 37 années, ANFI est spécialisé dans les laboratoires pharmaceutiques et cosmétologiques et toutes les approches sont issues de ces professions.

Tous les thèmes abordés sont systématiquement croisés en toile de fond avec les BPF et la sécurité.

La communication est travaillée comme expliqué ci-dessus.

 

L’évaluation

A l’issue de chaque journée ou session, une évaluation est faite par le consultant selon deux méthodes.

Dans un premier temps, l’animateur utilise ses propres indicateurs.

Dans un deuxième temps il demande aux candidats de lui fournir des QCM qu’ils ont construits tout au long de la session et que chacun rempli chaque fois

Cette activité est très importante :

En début de session l’animateur distribue des feuilles avec des cadres vierges. Ce sont des QCM à 4 réponses possibles que les stagiaires doivent remplir (2 à 3 par jour maximum) selon leur activité personnelle.

Chaque fois qu’un candidat subit un effet émotionnel du type (Ah c’est génial, c’est super simple, je n’imaginais pas du tout cela, je comprends enfin ce que je côtoyai tous les jours, etc.) il rédige une question avec une bonne réponse et 3 fausses. La construction des 3 réponses fausses est pour nous plus intéressante car elle permet de vérifier que le stagiaire s’est emparé complètement du fonctionnement ou de la connaissance.

De plus les personnes prennent cela comme un jeu et ils le font avec plaisir.

Cet exercice permet aussi de voir le mode de fonctionnement et d’apprentissage de chaque candidat.

Méthodes pédagogiques formelles

L’animateur de sont côté privilégie 3 types d’animation qu’il combine en permanence :

 

 

Le travail en équipe ou en atelier

Un travail d’une petite équipe autour d’un objectif et d’une tâche à réaliser.

Le formateur intervient en tant que personne-ressource et superviseur de l’équipe.

Avantages

• Permet une participation de tous les apprenants.

• Permet un degré élevé d’individualisation.

• Permet un apprentissage entre pairs : entraide, coopération, coproduction.

• Favorise la communication entre les différents acteurs.

• Favorise l’esprit de collaboration et réduit l’esprit de compétition.

• Favorise l’autonomie et l’esprit d’initiative.

 Conditions d’efficacité

• Les objectifs de travail doivent être précis et connus.

• L’organisation doit être rigoureuse pour éviter au formateur d’être débordé.

• Les apprenants doivent avoir un minimum d’esprit d’initiative et d’autonomie.

• La composition des petites équipes formées doit permettre des synergies.

La discussion-débat

Un échange verbal d’idées, de faits et d’opinions à l’intérieur d’un groupe  dans un objectif déterminé. Plusieurs formes de discussions-débats sont possibles :

Elle peut être placée en début, pendant ou/et en fin d’un exposé magistral ou couvrir toute une période ;

Elle peut prendre la forme d’une étude de cas ou d’un processus de résolution de situation problème

 Avantages

• Permet de consolider l’apprentissage.

• Stimule la réflexion et le sens de la relativité.

• Permet de réaliser des remédiations.

• Introduit la diversité dans les séquences de formation.

• Permet à l’apprenant de s’exprimer et de s’impliquer.

 Conditions d’efficacité

• Le thème doit être clair pour tous et conservé tout au long de la discussion-débat.
• Le formateur doit avoir des compétences d’animateur (non-directivité et action régulatrice).
• Les apprenants doivent avoir de bonnes capacités de communication, favorisées par le consultant, et prendre confiance en eux.

Séquence pédagogique : Exemples d’application

 

 Remplacement de capteur :

  • identifier un capteur « défectueux » : en salle, utilisation des graphes de fonctionnement, lecture des schémas avec les participants. Vérification de la compréhension de la logique de fonctionnement.
  • reconnaître le type de détection, ses caractéristiques, ses réglages éventuels. Utilisation du support de cours sur les capteurs. Identification du mode de détection du capteur, l’élément sur lequel il apporte l’information.
  • mise en sécurité de l’équipement, balisage. Contrôle du respect des règles de sécurité.
  • sur machine, localiser le capteur, repérer sa connectique. Vérification du fonctionnement en local, sur le capteur et l’automate. Mesure de la position initiale. Essais de réglages. Utilisation du dossier machine pour repérer les entrées.
  • contrôler par la référence du capteur sa disponibilité en magasin. Retour en salle : « Que faire en cas de rupture de stock ? Par quel capteur pourrait-il être remplacé ? ». Respect des BPF.
  • Sur machine, montage du nouveau capteur en remplacement de l’ancien. Vérification du bon fonctionnement et remise en service. Retrait du balisage.
  • En salle, rédaction du compte rendu de l’intervention : quelles indications doit-on y retrouver impérativement ? Rédaction libre de chaque participant. Comparaison des documents. Ecriture d’une procédure pour le remplacement de ce capteur.

 Durant cette opération, le formateur est là pour guider les stagiaires, pour indiquer éventuellement des solutions. Les stagiaires, par ce type d’intervention et la répétition, sont dans une phase permettant d’acquérir des réflexes par rapport à un déroulement logique d’une intervention :

  • constat de la panne machine
  • phase de diagnostic
  • préservation de la sécurité durant les phases d’intervention
  • vérification du diagnostic
  • méthodologie de l’intervention de remplacement
  • vérifications avant redémarrage
  • remise en service
  • rédaction du compte rendu

 

L’objectif opérationnel de ces actions est d’adopter une démarche logique par un raisonnement  déductif et hypothético-inductif, permettant de gagner en réactivité en cas de panne, et de diminuer les temps de maintenance curative. L’acquisition du vocabulaire technique et de l’approche technologique se fera ainsi tout au long de la formation, sa pérennisation s’appuyant sur l’écrit.


Simulation de circuit pneumatique :

  • étudier le schéma pneumatique de l’équipement
  • reproduire ce schéma sur un logiciel de simulation électropneumatique
  • tester le schéma ainsi créé et visualiser le fonctionnement et le rôle de chacun des éléments constitutifs
  • modifier les réglages de pression, et de vitesse des vérins ; analyser le comportement de l’ensemble
  • ajouter différents circuits tels un vérin de diamètre important, puis une ventouse avec un Venturi
  • créer une « fuite » d’air comprimé sur une partie du circuit
  • constater les interactions entre les éléments du circuit

 

Cette approche a pour but de familiariser les stagiaires avec la mécanique des fluides, et les variations de circulation induites par d’autres éléments. Il s’agit ici de faire travailler les stagiaires en appliquant non pas une logique séquentielle, mais combinatoire, par la prise de conscience d’un évènement extérieur générant un défaut. La notation des mesures relevées à l’écran minimum et maximum permettent de préciser les valeurs limites de fonctionnement.

Sur machine, la reproduction d’une fuite et d’un défaut de pression d’alimentation d’un vérin vont mettre en regard les relevés théoriques avec la situation réelle.

 

Travaux pratiques sur simulateur

Les travaux de simulation 

L’ANFI à développer ses propres moyens pédagogiques et systèmes multimédia. Par ailleurs, notre organisme conçoit et a conçu des simulateurs pédagogiques pour des entreprises renommées comme L’Oréal, Lancaster –Coty, SMC, Coca Cola etc..

En suivant le lien suivant, vous accéderez à la zone décrivant ces simulateurs.

Dans nos formations, tout est basé sur l’utilisation de matériel pédagogiques technique et de l’utilisation de simulateurs.

L’acte de simulation possède des vertus d’apprentissage très exhaustives.

Voici une liste que nous avons complétée au fil du temps dans les laboratoires confrères :    

 

Acquérir des réflexes, des automatismes.   /   Remplacer l'expérimentation impossible.   /   Remplacer l'expérimentation pour limiter les risques.   /   Remplacer l'expérimentation pour économiser temps et argent.   /   Varier les instruments pédagogiques.   /   Varier les méthodes pédagogiques.   /   Permettre une exploration rapide d'une multitude d'hypothèses.   /   Voir rapidement les résultats chiffrés des choix opérés.   /   Développer un raisonnement hypothético-déductif.   /   Développer un raisonnement hypothético-inductif.   /   Modifier, combattre les représentations.   /   Susciter des conflits cognitifs.   /   Apprendre, s'approprier des mécanismes.   /   Tester des modèles.   /   Apprendre la complexité.   /   Comprendre les interdépendances.   /   Repérer, vivre les interactions.   /   Mettre en évidence des effets d'agrégation, des effets pervers.   /   Gérer des situations paradoxales.   /   Prendre conscience des contraintes.   /   Faire adopter certaines valeurs, un certain consensus.   /   S'analyser, se regarder agir.   /   Développer l'empathie.   /   Prendre une distance notamment en diagnostic.   /   Appliquer un modèle théorique.   /   Construire un modèle.   /   Développer l'imagination.   /   Faciliter l'autoévaluation.   /   Développer l'autonomie.


Vous comprenez bien que l’animateur n’est pas en permanence avec tous ces raisonnements en tête. Un peu comme un sportif, il les a automatisé et les met en pratique tout au long de la formation.